Gagny 2026 : Le mirage du « Maire le plus cool »

Publié le 29 janvier 2026 à 15:18

À quelques semaines des municipales, une petite musique circule dans les rues de Gagny : « Rolin Cranoly est imbattable, il n’y a personne en face… Il ne fait même pas campagne… D’ailleurs, est-ce que la gauche présente quelqu’un ? »

Ne vous y trompez pas : derrière cette apparence tranquille se cache une machine électorale bien huilée. Le maire sortant a préparé sa campagne « en sous-marin » depuis des mois, multipliant les réunions d’appartement et les rencontres ciblées. Quant au Gagny Magazine, il reste ce qu'il est depuis six ans : un album photo à la gloire de l'édile, où son visage s'affiche toutes les deux pages, sous couvert d'information municipale.

 

Et maintenant, c'est le rush massif, sur les écrans et dans les boites aux lettres, au marché...

Un style « décontracté » pour masquer un immobilisme politique très à droite

Rolin Cranoly a réussi son coup de com’ : briser l’image du maire solennel « costume-cravate » pour imposer le style « polo-jeans-baskets », ce qui n'est pas plus mal. Il est « sympa », il incarne la France d’aujourd’hui. Il vous donne l’impression d’être votre meilleur ami après cinq minutes d’échange.

Mais sous le vernis du maire-copain, quelle est la réalité ?

  • L’ambiguïté partisane : Est-il toujours chez Les Républicains ? Ce parti qui se rapproche de l'extrême-droite devient encombrant pour son image de "gars cool". Alors, cache-t-on l'étiquette sous le tapis ?
  • L’héritage figé : Il prétend incarner le renouveau, mais pendant ces six années le noyau dur de son équipe est resté quasiment le même que celui de M. Teulet. On a un peu changé l’emballage, mais le logiciel n’a pas évolué. Les « grands projets » dont il parle aujourd'hui sont les copies de ceux d’il y a 12 ans. À Gagny, le temps s'est presque arrêté.

La main de fer sous le gant de velours

Le problème, c’est que le « meilleur ami du monde » change de visage une fois les portes de la mairie fermées. Derrière le sourire, les témoignages d’élus et d’agents décrivent un management vertical. À Gagny, il faut se tenir à carreau et obéir au « patron ».

Cette gestion autoritaire se traduit par un mépris du dialogue citoyen :

  • Des Conseils de Quartier sans réel rôle : Censés donner la parole aux habitants, ils ne sont qu'une chambre d’écho. Les ordres du jour viennent d’en haut, les doléances largement ignorées (On le note et on vous répondra rapidement…), et peu de comptes rendus ont été  publiés, sans doute parce que ça n’est pas jugé très utile.
  • Une concertation de façade : On vous serre la main, on vous écoute avec une oreille soi-disant attentive, mais la décision est déjà prise. La communication est omniprésente — jamais une sortie sans son staff photo et vidéo — mais le dialogue réel, lui, est aux abonnés absents.

Vos impôts au service de ses « envies de grandeur »

Le plus révélateur reste l'usage de l'argent public. Savez-vous où va une grande partie de votre budget d’investissement en 2026 ?

Est-ce pour la rénovation thermique des écoles ? Pour l'adaptation de nos bâtiments au changement climatique ? Pour une voirie adaptée… Non, pas vraiment. Près d’un quart du budget est englouti par deux projets : la rénovation du Château de Maison Blanche et l'îlot Cœur de Ville. Pendant que le maire soigne son image de « mécène » et de bâtisseur du centre de Gagny, le reste de la ville stagne.
Services publics de proximité, équipements municipaux, commerces de proximité, mobilité et transports, etc.  ces priorités sont sacrifiées sur l’autel du marketing politique.

Ah si ! Il y a quand même eu 10 000 euros de budget, pour les projets participatifs des gabiniens, sur 22,6 millions de budget d’investissement total, soit 0,044% ! Même pas une aumône… Sans commentaires !

Le 15 mars, sortons de l’immobilisme du maire sortant !

Gagny est une ville qui aspire au progrès et à la solidarité. Pourquoi devrions-nous accepter un maire de droite, souvent décrit comme autoritaire sous des abords aimables, qui, de notre point de vue, gère la ville comme son comité des fêtes personnel et sans aucune vision réelle des changements qui s’imposent ? 

"Des choses ont été faites en six ans", nous rétorquera-t-on ! "Vous êtes de mauvaise foi…"
Oui des choses ont été faites et c’est normal dans une ville de 42 000 habitants, au budget annuel de 88 millions d’euros (2026) et aux 850 agents territoriaux qui composent le personnel communal compétent et dévoué qui oeuvre à Gagny.

Mais rien n’a bougé sur le fond. “ C’est pour demain, on ne peut pas tout faire en un mandat… De l’audace à l’action…”  nous dit le maire sortant.

Et oui, demain, on rase gratis à Gagny.

Ce qu’il faut pour Gagny c’est de l’audace DANS l’action...

... ce que nous n’avons pas eu ces six dernières années et ce que nous n’aurons pas dans les six prochaines si on reconduit l'équipe sortante.

La liste Gagny à Gauche propose une alternative concrète à cet immobilisme : une ville co-conçue avec vous, pour répondre aux enjeux du 21ème siècle et non aux besoins d'image d'un seul homme. Le changement n’est pas une question de look, c’est une question de vision et de volonté.

Ne votez pas pour un selfie. Votez pour un avenir.