Le budget de Gagny noté 18/20, c'est sérieux ?
Qui est vraiment Contribuables Associés, l’association “apolitique” qui a donné une note de 18,2/20 à la santé financière de Gagny ?
Lorsqu’un maire se félicite d’une « bonne note » obtenue auprès de Contribuables Associés, il présente souvent cet organisme comme une autorité "neutre et apolitique". C’est le cas du maire sortant, Rolin Cranoly, sur son compte Facebook.
Il met en avant les excellentes notes données à sa gestion du budget de Gagny.
Mais qu’en est-il vraiment ?
Une étiquette "neutre et apolitique" qui est un cache-sexe pour une association ultralibérale.
Si l'association Contribuable Associés n'est affiliée à aucun parti, elle n'en est pas moins profondément idéologique. Fondée par des figures de la droite libérale, elle milite pour une réduction drastique des dépenses publiques et une vision minimale de l'État et des communes.
Leur méthode de notation : l’Argus des Communes
La "bonne note" de Gagny ne juge pas la qualité des services, la propreté des rues ou le bien-être des écoliers. Elle ne regarde que les chiffres sous un angle comptable :
- Dépense-t-on moins que la moyenne ? Si oui, vous avez une bonne note.
- Peu importe si cela signifie moins d'agents dans les écoles, moins d'entretien dans les parcs ou moins d'activités pour les seniors.
Un paradoxe pour le maire sortant, roi du double discours ?
Il est piquant de voir le maire s’appuyer sur une association qui :
- Considère souvent que le service public est un "coût" avant d'être une richesse pour les citoyens.
- À fait de la lutte contre le temps de travail des fonctionnaires son cheval de bataille (en militant pour plus de 35h).
Pour une ville qui investit dans l'humain, pas seulement dans les bilans
Au-delà des médailles décernées par ce lobby libéral, une question fondamentale se pose aux Gabiniens : à quoi doit servir notre argent ?
Si le maire se félicite d'être le "bon élève" de Contribuables Associés, c'est parce qu'il a fait le choix d'une gestion minimaliste, malgré ce qu’il écrit à longueur de colonnes dans le bulletin municipal. Mais une ville n'est pas une entreprise dont le seul but est de dégager des marges.
Une ville est une communauté qui doit protéger, éduquer et accompagner ses habitants.
Ce que nous voyons derrière ces chiffres, c'est :
- Une absence d'investissement massif dans la transition écologique, dans les mobilités douces, dans les structures pour notre jeunesse, et dans tous les quartiers de la ville (sauf le centre-ville) sous prétexte de ne pas s'endetter.
- Un service public qui se fragilise alors que les besoins des Gabiniens, eux, ne cessent de croître, avec une population en croissance constante.
- Des agents territoriaux qui effectuent leurs 1 607 heures annuelles, souvent dans des conditions de tension liées au non-remplacement des départs.
- Une “sécurité publique” axée sur les armes et les caméras, pas sur la prévention et la médiation.
À Gagny à Gauche, nous croyons qu'une "bonne gestion", c'est d'abord une gestion utile.
Nous préférons une ville riche de ses services publics, de ses associations et de ses agents respectés, plutôt qu'une ville "bien notée" par ceux qui voudraient voir le service public disparaître.
Notre vision : Pour nous, à Gagny à Gauche, la gestion de l'argent public doit être rigoureuse, mais elle doit avant tout servir les habitants. Une ville "bien notée" par les lobbies libéraux est souvent une ville où les services publics s'étiolent ou se privatisent, voir les crèches et la piscine de Gagny.
L'argent des Gabiniens doit retourner aux Gabiniens sous forme de services, et ne pas seulement servir à satisfaire des ratios comptables.
Il doit être au service du bien commun, pas d'une idéologie comptable.
Il est temps de changer de priorité : remettons l'humain au cœur de Gagny.