Crèches : Le double discours du Maire sortant

Le maire sortant tente de faire de la petite enfance sa vitrine de campagne, multipliant les chiffres pour masquer une réalité bien plus sombre. Mais les Gabiniens ne s’y trompent pas : derrière la communication officielle, la colère des jeunes parents gronde.
Plus de 100 demandes refusées en 2024, à peine 16 nouvelles places réellement disponibles à ce jour !

Une pénurie organisée : 100 familles laissées sur le carreau

La réalité du terrain est brutale. En 2024, selon nos informations, près de 100 familles se sont v refuser une place en crèche. Alors que la ville se couvre d'immeubles à une vitesse record, la municipalité semble avoir oublié l'essentiel : accueillir dignement les nouveaux arrivants. Construire des logements sans prévoir les berceaux (ni demain les classes d'écoles) est un non-sens politique.

Des chiffres en trompe-l’œil

Le maire annonce 96 nouveaux berceaux ? C’est un rideau de fumée. Ce chiffre omet volontairement de comptabiliser les places supprimées parallèlement. Selon nos calculs, il y aurait, pour l’instant, seulement 16 places supplémentaires, en gestion privée. Les autres sont "en travaux".  Le document de propagande #Cranoly2026 joue sur les mots, mais les parents, eux, attendent toujours des solutions concrètes. Face à cette désinvolture, nous affirmons que « l'intendance » ne doit plus suivre les projets immobiliers : elle doit les précéder.

Le risque du privé : l'alerte "Piscine"

Confier nos crèches au secteur privé (via une Délégation de Service Public) est une erreur stratégique majeure. Nous en voyons déjà les dégâts avec la piscine municipale : pannes chroniques, ascenseur PMR inutilisable, entretien défaillant.

Pour un prestataire privé, la priorité est que le contrat soit profitable. Pour y parvenir, il n'y a que deux leviers :

  • Rogner sur la qualité des prestations et les salaires du personnel.
  • Exploser les tarifs pour les familles.

Il ne doit pas en aller ainsi, pas plus à la piscine que dans les crèches.

Nos enfants ne sont pas des variables d'ajustement budgétaire ni des sources de profit pour les structures privées que gèrent les nouveaux berceaux.

Nos priorités : des actes plutôt que des châteaux

Gagny à Gauche et Cédric Peralma s’engagent sur un plan de création de places pluriannuel sur les 6 prochaines années.

Le financement ? C’est une question de choix et de courage politique. Investir 2,8 millions d'euros dans un château n'était pas l'urgence des Gabiniens. Nous préférons réorienter ces budgets d'investissement vers le service public et le bien-être de vos enfants.

Crèches et Accueil de la petite enfance
Malgré une communication municipale mettant en avant la qualité de l'accueil des tout-petits, le manque de places est le premier sujet de plainte des jeunes parents gabiniens que nous rencontrons.

  • Le "parcours du combattant" : Les commissions d'attribution sont extrêmement sélectives. De nombreuses familles se voient refuser une place, faute de structures suffisantes pour répondre à l'arrivée de nouveaux habitants dans les nombreux programmes immobiliers récents. En 2024, par exemple, c'est une centaine de parents (et de bébés) qui sont restés sur le carreau.

  • Le recours au privé : Face à la saturation du public, on observe une multiplication des microcrèches privées dans la ville, souvent très onéreuses pour les familles modestes... et les autres.  Enfin la gestion des structures municipales, existantes ou nouvelles, est progressivement basculée au privé, sous couvert de DSP (Délégation de Service Public).